Cinéma

Depuis en fait relativement peu de temps, les actrices se plaisent à devenir réalisatrice telles, Nicole Garcia, Sophie Marceau, Jodie Foster, Josiane Balasko, Agnès Jaoui, Zabou, Isabelle Mergault, Maïwenn et plein d’autres…Dans ce mouvement, si les spectateurs connaissaient bien Évelyne Dress comme comédienne, celle de « Et la tendresse bordel » ou de « La Nuit de Varennes » entre autres titres de sa filmographie, ils ont découvert en 1993 que celle-ci pouvait aussi passer de l’autre côté de la caméra.

(Filmo TV)

 Adapté de son roman « LA MAISON DE PETICHET « (Plon)

 RÉSUMÉ DU FILM :  

Jacques est le fils d’un médecin belge*, marié à une Française, laquelle a une sœur jumelle. Chaque été, Jacques vient en famille passer ses vacances dans le village de montagne où sa mère et sa tante sont nées. Dans ce village, Jacques a connu, dès l’enfance, Alma et Jessica, deux sœurs qui viennent chaque été, elles aussi, dans la maison familiale à l’autre bout du chemin. Alma et Jessica sont jeunes et belles et toutes deux amoureuses de Jacques.

Quand le film commence quelques années ont passé, Jacques a fait le choix d’épouser Jessica, l’aînée des deux sœurs. Alma, dévorée par une passion qui la tient depuis l’enfance, n’accepte pas de perdre Jacques. Jessica, amoureuse de Jacques secrètement depuis l’adolescence n’est pas prête à l’abandonner. Jacques ne peut se résigner à perdre ni l’une ni l’autre ; il veut les garder toutes les deux. Peut-être, parce qu’il a vu son père vivre entre sa mère et sa tante ?

D’été en été, les rapports entre Alma, Jessica et Jacques se nouent, se tendent, s’exacerbent, se complexifient, s’enflamment. Autour de ce trio, il y a la famille peu conventionnelle d’Alma et Jessica. D’abord, Roji, grand-mère compréhensive, complice de tous les drames, qui attend dans les bras d’un autre le retour de Sandor, son mari parti avec la bonne. Rebecca et Simon, les parents d’Alma et Jessica qui s’aiment d’un amour simple et véritable. Fanny, la tante d’Alma et Jessica qui dépérit auprès de Mareck, son mari.  Il y a aussi, la famille de Jacques, conventionnelle et respectueuse des traditions, qui pratique le religieusement correct. D’été en été, dans la maison familiale, on rit, on pleure, on chante, on crie, on se jette tout à la figure, objets, insultes, csardas ! Mais on s’aime par-dessus tout et, surtout, on aime la vie.

 NOTE D’INTENTION : 

Ma grand-mère, hongroise, avait une ferme à Petichet, un hameau sur la route Napoléon dans l’Isère. Cette ferme était notre point d’ancrage ; les uns y avaient vécu les drames de la guerre, les autres venaient simplement y respirer l’air pur des montagnes. Nous nous y retrouvions chaque été pour les vacances.

Nos réunions familiales donnaient toujours lieu à des intrigues et les adultes plongeaient dans les situations les plus cocasses, grinçantes ou ridicules, avec délectation. D’une pirouette, ils passaient du rire aux larmes, de la colère à la tendresse, de l’amour à la haine, de l’amitié aux coups de poing. Un air de « csardas » flottait dans l’air en permanence.

Moi, j’avais cinq ans et j’étais amoureuse du jeune homme du bout du chemin qui en avait dix-neuf. Bien sûr, il ne me regardait pas, j’étais trop petite pour lui, mais je l’aimais de toute la force de ma jeune âme et, comme mes aînés, j’aurais préféré mourir d’amour que de ne pas vibrer.

L’autobiographie s’arrête-là.

Même si, lorsque j’ai eu l’idée d’écrire un scénario sur l’amour, la passion, les couples, la famille et sur les fêtes qui s’y rattachent (mariages, naissances, anniversaires, vacances, pique-nique), sur le temps qui passe, l’importance d’une maison pour entretenir les liens familiaux, sur la rivalité entre deux sœurs, je me suis inspirée de mes souvenirs.

Dans « Je le veux », les retrouvailles, chaque été, dans la maison familiale sont un rituel ; loin de fuir le quotidien et ses habitudes, chacun, à sa façon, aime que tout recommence comme dans la vie. Et qu’importent les tensions, les séparations, les dissensions, les rivalités, puisque les liens familiaux sont étroits et indestructibles.

Cette comédie de la vie ressemble, donc, à un album de famille, mais c’est aussi un film épique, lyrique, charnel où se confondent le chaud et le froid, le sucré et le salé, le majeur et le mineur comme dans la musique juive.

Adaptation de thèmes du folklore tzigane et d’Europe de l’Est, la musique traduira l’espace, le mouvement, la pulsion d’amour et de vie qui anime tous les personnages. Elle passera de l’intimité de quatre musiciens (un violon, un accordéon, une guitare, un cymbalum) à l’ampleur d’un orchestre symphonique, entraînant le spectateur dans un tempo effréné, haletant, qui arrachent le cœur par excès de notes et de rapidité.

Pour donner un sentiment d’intimité entre les personnages, la caméra ne les quittera jamais, fouillant au plus près leurs émotions, capturant leurs regards et leurs fièvres. Toujours en mouvement, elle découvrira le paysage grandiose qui donnera du souffle à cette histoire intimiste, violente et amorale.

Le film se tournera en Rhône-Alpes, dans la région montagneuse du Trièves, à la fois pastorale et sauvage, décrite par Giono, comme « un cloître de montagnes », là où l’air est transparent et lumineux, là où la montagne et le ciel se rejoignent en mélangeant leurs bleus, là où l’herbe est verte, des couleurs froides qui contrasteront avec la lumière du film, chaude et voluptueuse.

« Je le veux » est un film plein de vie, et, en ce sens, on peut le trouver optimiste, mais c’est un optimisme lucide, celui d’un regard porté sur la vie.

 
 « PAS D’AMOUR SANS AMOUR »

Adapté de son roman « Pas d’amour sans amour » (Plon)

  RÉSUMÉ DU FILM : 

Éva, célibataire de quarante ans, n’a pas fait l’amour depuis trois ans. Elle est pourtant belle, dynamique et sportive, mais elle sort d’un échec amoureux avec Bruno qui l’a quittée car elle voulait un enfant et lui non. Elle décide de regarder les hommes autrement pour ne pas sombrer dans la solitude. Elle ne manque pas de prétendants, mais aucun ne trouve grâce à ses yeux et, de toutes façons,pour elle, pas d’amour sans amour. Jusqu’à ce qu’elle découvre que son associé, Michel, est amoureux d’elle depuis très longtemps sans jamais avoir osé se l’avouer à lui-même…

Une comédie de mœurs sur une génération qui a lutté pour son indépendance sexuelle, sociale, intellectuelle et se retrouve à l’orée de l’An 2000 avec le goût amer de la solitude.

 LE FILM VU PAR FILMOTV : 

Ce film que celle-ci écrivait, produisait, réalisait et interprétait alors s’intitulait Pas d’amour sans amour. Malgré un accueil critique généreux et un passage télévisé remarqué ô combien puisque plus de 7 millions de téléspectateurs étaient devant leur poste. Pas d’amour sans amour est d’autant plus heureux qu’il fait partie de la famille des premiers films, que ceux-ci se révèlent souvent attachants dans la spontanéité et la sincérité qu’ils dégagent. Et que Pas d’amour sans amour se conforme avec brio à cette règle.

  • Grand Prix du Festival du Film au Féminin de Marseille
  • Grand Prix du jury au Festival International de Prague
  • Sélectionné pour les Golden Globes en 1994
  • 150 000 entrées France
  • 7 129 080 téléspectateurs lors de sa diffusion sur France 2 en 1995
  • Critique  magazine : L’express
  • Audience sur France 2

 BANDE ANNONCE: 

 

 
« CLIPS DE CHANSONS »

PICTOMUSIC/distribution WAGRAM 

 

« LE SUD » Nino Ferrer
« CHANSON POUR L’AUVERGNAT » Georges Brassens
« POUR MOI LA VIE VA COMMENCER » Johnny Hallyday
« LES SABOTS D’HELENE » Georges Brassens
« PUTAIN DE TOI »Georges Brassens
« LE PREMIER PAS » Claude-Michel Shöenberg
« LE JARDIN D’HIVER » Henri Salvador
« LES CHAMPS ELYSEES » Joé Dassin
« FIDÈLE » Charles Trenet
« TU TE LAISSES ALLER » Charles Aznavour
« LE PARAPLUIE » Georges Brassens
« WOMAN IN LOVE » Barbra Streisand
« L’ETE INDIEN » Joé Dassin